Rome, février 2019. Federico (à gauche) et Giorgio (à droite), deux jeunes fascistes, militants du Blocco Studentesco, l'organisation jeune de CasaPound. © Juliette Montilly

Fascinée, fascisée : cette jeunesse romaine qui cède à CasaPound

Écrit par
Juli­ette Mon­til­ly
Enquête de
Juli­ette Mon­til­ly et Pauline Noaro, à Rome et Ostie

Lab­o­ra­toire du néo­fas­cisme ital­ien, le par­ti poli­tique Cas­a­Pound restau­re un tabou de l’histoire nationale pour en faire un objet ten­dance sur les bancs de l’école. Vio­lent, nation­al­iste, raciste et iden­ti­taire, le « fas­cisme du troisième mil­lé­naire » s’est paré d’un dis­cours social et d’un imag­i­naire pop  pour séduire les jeunes. Désireux d’intégrer la « tribu », nom­breux sont ceux qui se lais­sent endoc­triner.


« Oui, je suis fas­ciste et je n’ai aucun prob­lème à le dire. » Crâne rasé, barbe tail­lée, bras tatoués et cheval­ières aux doigts, Gior­gio est un mil­i­tant du Bloc­co Stu­den­tesco, la branche jeune du par­ti poli­tique néo fas­ciste Cas­a­Pound. Lui et son ami Fed­eri­co, la ving­taine à peine, se joignent à la trentaine de per­son­nes rassem­blées au pied de l’arrêt de bus Por­tonac­cio, sur la ligne 409, dans l’est de Rome.

Avec d’autres mil­i­tants, ils sont venus soutenir les man­i­fes­tants qui deman­dent le démé­nage­ment du Qube Dis­co, de l’autre côté de la route. A en croire Gior­gio ce sont les « voitures en dou­ble file qui empêchent les ambu­lances de pass­er » qui dérangent — offi­cielle­ment, rien à voir avec le fait que ce club de la périphérie romaine organ­ise des soirées gay chaque ven­dre­di soir et passe les « meilleures musiques black » le same­di, comme l’indique son site inter­net. Mis à part quelques alter­ca­tions avec « les rouges » [les antifas­cistes, ndlr], Gior­gio insiste : il n’a aucun prob­lème à affich­er ouverte­ment ses idées poli­tiques. Et ça, « il y a encore dix ans ça n’aurait pas été pos­si­ble… C’est grâce à Cas­a­Pound » .

Ce que Cas­a­Pound a pris du fas­cisme, c’est l’idée de l’Etat comme un père qui va soign­er ses fils et ses filles.

Emanuele Toscano, soci­o­logue ital­ien

Créé fin 2003 par Gian­luc­ca Ian­none, chanteur du groupe ZeroZe­taAl­pha et véri­ta­ble leader charis­ma­tique, Cas­a­Pound Italia (CPI) revendique fière­ment l’héritage du régime dic­ta­to­r­i­al mus­solin­ien. En 2014, le par­ti siège pour la pre­mière fois dans un con­seil munic­i­pal, à Novate. Mal­gré quelques per­cées lors des munic­i­pales de 2017, comme à Ostie (9 %), CPI n’a pas accédé au Par­lement ital­ien lors des lég­isla­tives de 2018, avec à peine 1 % des suf­frages exprimés. Aujourd’hui présent dans chaque région d’Italie, le par­ti compte au grand min­i­mum 8 000 mil­i­tants, un chiffre en crois­sance con­stante, estime le soci­o­logue romain et auteur de l’enquête Den­tro et Fuore Cas­a­pound (avec D. di Nun­zio, éd. Arman­do, 2011), Emanuele Toscano.

Rome, févri­er 2019. Le soci­o­logue Emanuele Toscano est l’auteur d’une enquête sur les mil­i­tants de Cas­a­Pound. ©J. Mon­til­ly

« Ce que Cas­a­Pound a pris du fas­cisme, c’est l’idée de l’Etat comme un père qui va soign­er ses fils et ses filles, explique le soci­o­logue. Donc sur l’immigration, le dis­cours est : ‘je ne suis pas con­tre aider les fils et les filles de mon voisin, mais avant je dois soign­er les miens ». C’est ain­si que Sébastien Man­i­fi­cat, de son vrai nom de Boëldieu, français et coor­di­na­teur des rela­tions extérieures de CPI, jus­ti­fie devant Giorni : « 0% racisme, 100% iden­tité ! »

Un dra­peau de l’UE bar­ré d’une croix rouge flotte à l’entrée du QG de Cas­a­Pound, dans le quarti­er de l’Esquilin à Rome. © J. Mon­til­ly

Alors que CPI cri­tique le Pre­mier min­istre ital­ien Mat­teo Salvi­ni pour son manque de poigne face à l’Europe, et que flotte un dra­peau de l’Union Européenne bar­ré d’une croix rouge à l’entrée de son QG, le par­ti démarre ce mois-ci sa cam­pagne pour les élec­tions européennes. Organ­i­sa­tion pro­téi­forme, de mou­ve­ment extra-par­lemen­taire à par­ti poli­tique, Cas­a­Pound et son organ­i­sa­tion étu­di­ante Bloc­co Stu­den­tesco se don­nent les moyens pour dra­guer la jeunesse romaine : ambiance comp­toir dans son réseau de pub, studieuse dans ses librairies, fêtarde ou sportive lors des con­certs et des camps d’été… Les jeunes mil­i­tants de Cas­a­Pound ne man­quent pas d’occasions de se réu­nir. Hyper­ac­t­ifs sur les réseaux soci­aux et dans les médias, on les retrou­ve aus­si à la sor­tie des écoles. Les écoles où l’enrôlement est enca­ma­rade­ment, où le dis­cours social et l’envie d’appartenir à une tribu séduisent les élèves.

« Casual, à notre image »

Le soir tombe sur Rome et la petite man­i­fes­ta­tion. Le bleu des gyrophares des voitures de police éclaire les vis­ages des deux par­ti­sans. C’est Gior­gio qui a recom­mandé Fed­eri­co au Bloc­co Stu­den­tesco. Depuis, ce dernier a même été élu représen­tant des élèves de son lycée, non loin du Qube Dis­co. Très investis dans le syn­di­cat étu­di­ant, les deux amis ont par­ticipé ce matin à l’occupation du lycée Gior­dano Bruno, où ils ont empêché la tenue d’une con­férence sur le mas­sacre des Foibe, organ­isée par des mem­bres de l’ANPI [l’Association nationale des par­ti­sans ital­iens, fondée durant la Sec­onde guerre mon­di­ale par des résis­tants opposés au régime fas­ciste, ndlr]. « On ne peut pas laiss­er des gens comme ça, des crim­inels, s’exprimer dans les écoles ! » s’indigne Gior­gio. Evéne­ments sportifs, con­férences, blo­cus, man­i­fes­ta­tions… et raton­nades. Tous les moyens sont bons pour « sen­si­bilis­er les jeunes à la poli­tique », comme ils dis­ent.

Vis­age lisse, cas­quette fixée sur la tête, Fed­eri­co incar­ne par­faite­ment ce que ses détracteurs appel­lent le fas­cisme « pop » ou « fash­ion », loin du skin­head en Doc Martens. Le look est soigné pour incar­n­er ce qu’eux appel­lent le « fas­cisme du troisième mil­lé­naire ». Jusqu’à la mar­que du sweet que porte Gior­gio, Pivert, créé par un ancien du Bloc­co. « C’est casu­al, à notre image, dit-il quand on lui fait remar­quer. Nous sommes beau­coup à porter ces vête­ments » .

Les deux mil­i­tants arrivent du Cir­co­lo Futur­ista, sorte de cen­tre cul­turel logé dans un bâti­ment occupé par Cas­a­Pound, le long de la voie fer­rée. Sur inter­net, ses occu­pants pour le moins éclec­tiques se présen­tent comme les héri­tiers des légion­naires romains et de Tyler Dur­den — le très non-con­formiste per­son­nage du film Fight Club, véri­ta­ble référence chez les mil­i­tants de CPI.

Rome, févri­er 2019. Giorni a ren­con­tré Gabriele Adi­nolfi, “père spir­ituel” de Cas­a­Pound, avec qui il a depuis pris ses dis­tances. © J. Mon­til­ly

Organ­i­sa­tion pro­téi­forme, Cas­a­Pound c’est donc un par­ti poli­tique, une mar­que de vête­ment « casu­al » , et aus­si un vrai fourre-tout idéologique, un imag­i­naire où la fig­ure du Che côtoie celle du Dulce Mus­soli­ni. Alors s’il veut en être, le mil­i­tant doit s’imprégner des références intel­lectuelles et cul­turelles pro­pres au mou­ve­ment. « Pour faire par­tie de Cas­a­Pound, il faut vrai­ment être intéressé, con­naître l’histoire du XXe siè­cle par exem­ple, explique Gior­gio, ou le mou­ve­ment futur­iste. » Il cite le Man­i­feste du futur­isme écrit en 1909 par Fil­ip­po Toma­so Marinet­ti, qui exalte une nou­velle esthé­tique de la vitesse et de la moder­nité. « Après une péri­ode d’un an, si vous savez ce que vous faites, que vous êtes intel­li­gents, que vous lisez, alors c’est bon. »

Les lec­tures recom­mandées se révè­lent à la librairie Tes­ta di Fero [« la tête de fer », ndlr], tenue par des mil­i­tants de Cas­a­Pound. Accueil­li par une ban­de­role « I love fas­cism » , le vis­i­teur pour­ra s’y pro­cur­er des « clas­siques » , comme Tor­tu­ga, l’isola che (non) c’è, recueil de « pen­sées non con­formes pour renouer avec la spir­i­tu­al­ité guer­rière dans un moment de déca­dence spir­ituelle » de Gabriele Adi­nolfi, paru en 2008. L’essayiste et théoricien nation­al­iste-révo­lu­tion­naire appa­raît comme un père spir­ituel aux yeux de nom­breux mil­i­tants de Cas­a­Pound. En bonus : le ray­on de pin’s à l’effigie des États con­fédérés d’Amérique esclavagistes ou du triskel bre­ton, et la pos­si­bil­ité d’investir dans une paire de poings améri­cains.

« Viva Hitler »

A Ostie, cité bal­néaire et sec­onde munic­i­pal­ité la plus jeune de Rome, impos­si­ble d’ignorer la présence des « fas­cistes du troisième mil­lé­naire ». Les murs de la via Capo Sper­one qui mène du cen­tre-ville aux lycées sont recou­verts de graf­fi­tis. Sous les fenêtres des blocs d’immeubles, la bataille entre fas­cistes et antifas fait rage. Les pre­miers ont pris le dessus, ici. Le nom­bre de croix gam­mées et cel­tiques se mul­ti­plie à l’approche des lycées Labri­o­la et Fara­day. Le jeune qui vient en marchant lira chaque jour « Viva Hitler » s’il tourne la tête sur la droite, un peu avant le croise­ment avec la rue Alessan­dro Pio­la Casel­li.

A Ostia, les murs de la rue qui mène du cen­tre-ville aux lycées sont recou­verts de graf­fi­tis fas­cistes.

Autour de 14 heures, le soleil tape et la marée des élèves débor­de des deux étab­lisse­ments. Evo­quez le Bloc­co Stu­den­tesco ici et la con­ver­sa­tion s’engage. « Ils n’ont pas les vraies valeurs du fas­cisme » pour Mat­teo et Andrea, en train de partager un joint à la sor­tie des cours. « Ils sont fer­mes et ils pren­nent les choses en main », sou­tient Gae­tano. Davide, qui suit la con­ver­sa­tion d’une oreille, ne peut s’empêcher : « Ils ne sont pas très com­modes quand même, et puis… Ils sont débiles, franche­ment. »

Le jeune garçon en dernière année au lycée sci­en­tifique tient à rel­a­tivis­er l’importance du Bloc­co Stu­den­tesco à Labri­o­la. Ils sont plutôt présents dans le lycée tech­nique Fara­day juste à côté. Là-bas, les sym­pa­thisants se comptent par cen­taines, même s’ils n’ont plus de représen­tants offi­ciels dans les organ­i­sa­tions étu­di­antes. Il char­rie une amie dont le petit-ami étudie là-bas. « Je ne vois pas le prob­lème », rétorque-t-elle, avant d’afficher elle aus­si son sou­tien à l’organisation jeune de Cas­a­Pound. Et dans un glousse­ment d’ado : « Tu es jaloux parce que ce sont des bad boys ! »

« Capacité à enrôler les mineurs »

Chez les pro­fesseurs aus­si, la présence de l’organisation étu­di­ante fait débat. Pour cer­tains c’est juste une mode, un phénomène auquel on donne peut-être trop d’importance. Pour Daniela, édu­ca­trice spé­cial­isée à Labri­o­la, c’est juste­ment ce côté rénové du fas­cisme ven­du par le Bloc­co Stu­den­tesco qui est dan­gereux. C’est aus­si l’avis de trois mem­bres du col­lec­tif Ostia Antifascista, qui se rap­pel­lent les cam­pagnes mar­ket­ing du Bloc­co lorsqu’ils étaient eux-mêmes au lycée : organ­i­sa­tion de con­certs, vente de t-shirt, dis­tri­b­u­tion de stick­ers « avec la tête de Bart Simp­son »… « La grande capac­ité de Cas­a­Pound a été de créer une fas­ci­na­tion autour d’un fas­cisme pop. Ils nous dis­aient : c’est fash­ion d’être fas­ciste. »

C’est sur l’endoctrinement des jeunes, jusqu’à l’adolescence, que se con­cen­tre l’activité de Cas­a­Pound. Dans un com­mu­niqué datant de novem­bre 2017, le Groupe­ment opéra­tionnel spé­cial, un corps de la gen­darmerie ital­i­enne, met en garde  : « Cette capac­ité à enrôler les mineurs, sur un plan idéologique et com­porte­men­tal, dans un con­texte pétri de haine et de racisme, régi par des lois rigides, mon­tre le réel dan­ger que représente [le Bloc­co Stu­den­tesco] »  — cité par le jour­nal­iste ital­ien Chris­t­ian Raimo dans son enquête « Jeunes, ital­iens, fas­cistes et branchés » .

Cela me demandait beau­coup de temps… En fait, je n’avais plus de vie sociale en dehors du Bloc­co.

Ancien mil­i­tant du Bloc­co Stu­den­tesco

Mar­co [son nom a été changé à sa demande, ndlr], est lycéen à Ostia. Fasciné par Cas­a­Pound, il fut lui-même un représen­tant du Bloc­co Stu­den­tesco dans son lycée. Mais depuis qu’il a pris ses dis­tances il y a quelques mois, ses anciens « frères d’idées » lui deman­dent de baiss­er la tête s’il a le mal­heur de crois­er leur chemin. Il explique à Giorni avoir rejoint ce mou­ve­ment car c’était le seul à sa con­nais­sance qui se préoc­cu­pait vrai­ment des prob­lèmes de l’école. Il énumère : « Les infil­tra­tions d’eau, la chaudière qui gèle lorsque le froid arrive… Il y a aus­si ce lycée où ils ont déman­telé une cabane avec de l’amiante. » Les dis­tri­b­u­tions de tracts, le col­lage d’affiches, les sit-in et les réu­nions heb­do­madaires près de la piaz­za Gas­par­ri… Tout cela, Mar­co y a par­ticipé.

Dis­tri­b­u­tion de tracts par les mil­i­tants du Bloc­co Stu­den­tesco devant le lycée Anni­bale Caro, à Fer­mo.
La pra­tique est fière­ment affichée sur les réseaux soci­aux.

Mais il se rap­pelle aus­si une organ­i­sa­tion très pyra­mi­dale et hiérar­chique, où son avis n’était que très rarement sol­lic­ité et l’interdiction de par­ler aux jour­nal­istes, la règle. « Cela me demandait beau­coup de temps… En fait, je n’avais plus de vie sociale en dehors du Bloc­co. » Parce qu’être mem­bre de l’organisation jeune, c’est aus­si faire par­tie de Cas­a­Pound à part entière, sou­tient le jeune homme, qui se sou­vient quelques « coups de main » don­nés au Bloc­co de Rome et à Cas­a­pound qui l’ont amené à se bat­tre avec la police.

Cinghiamattanza

Ostie, févri­er 2019. Margheri­ta Wey­lam et son ami Andrea ont reçu des men­aces du Bloc­co Stu­den­tesco lorsqu’ils étaient au lycée.
© J. Mon­til­ly

La vio­lence, Mar­co assure qu’il n’en n’a pas beau­coup vu pen­dant cette péri­ode. Sauf peut-être cette fois, « quand les gars du Bloc­co ont bat­tu un mec du par­ti com­mu­niste ». D’autres habi­tants d’Ostie racon­tent les men­aces reçues lorsqu’ils étaient au lycée. Comme Margheri­ta Wey­lam, 23 ans et plus jeune con­seil­lère munic­i­pale d’Ostie où elle représente le par­ti démoc­rate (PD). « Il peu­vent être dan­gereux », assure celle qui a été harcelée sur les réseaux soci­aux. Déjà très engagée au lycée, elle avait procédé à un sig­nale­ment à la police. Ce n’était pas allé plus loin, mais d’autres n’ont pas eu cette chance. Comme Raf­faele Bion­do, ancien élu PD au lycée Labri­o­la, agressé devant un pub en 2016. « Ils lui ont demandé s’il se con­sid­érait vrai­ment antifas­ciste, et il a répon­du par l’affirmative », racon­te Margheri­ta. Résul­tat : des dents cassées.

« A Cas­a­Pound, la vio­lence est décrite comme une résis­tance physique extrême con­tre une attaque physique extrême, explique le soci­o­logue Emanuele Toscano, et elle est sou­vent jus­ti­fiée par des moti­va­tions d’ordre poli­tique, juridique et moral ». Il existe, chez les mil­i­tants, une réelle fas­ci­na­tion pour une esthé­tique de la vio­lence et du corps guer­ri­er. Le fait de se bat­tre est vécu comme un dépuce­lage, un moyen, si ce n’est de mon­ter en grade, au moins d’être recon­nu au sein de l’organisation. La pra­tique de la Cinghia­mat­tan­za nour­rit cette fas­ci­na­tion : vari­ante sanglante du pogo où l’on s’échange des coups de cein­ture.

Le 23 mars prochain aura lieu un con­cert des ZeroZe­taAl­pha à Milan, pour célébr­er l’anniversaire des 20 ans du groupe de musique autour duquel s’est fédéré le mou­ve­ment poli­tique. Pas de doute que les mil­i­tants répon­dront présent à l’appel de la cinghia­mat­tan­za. Pour la suite, l’avenir poli­tique de Cas­a­Pound, tou­jours minori­taire dans les urnes, reste incer­tain. Prochaine échéance : les élec­tions européennes, qui se dérouleront au mois de mai.

Pour l’instant, c’est plutôt sur le ter­rain des idées que Cas­a­Pound a du poids. Et ça, le Pre­mier min­istre ital­ien d’extrême-droite Mat­teo Salvi­ni sem­ble l’avoir com­pris : lors de la finale de la Coupe d’Italie en mai 2018, il s’était affiché dans les gradins du stade de Rome en por­tant un bomber de la fameuse mar­que Pivert.

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Giorni est le site de la 73ème pro­mo­tion du CFJ en voy­age à Rome.

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